Vitamines et minéraux à gogo

Pour fonctionner, notre corps a besoin de deux sortes de nutriments : les macronutriments et les micronutriments. Pour les premiers, c’est facile (encore que !). Glucides, lipides et protéines sont les matériaux de structure de l’organisme. Ce dernier les consomme pour produire de l’énergie au quotidien. Côté micronutriments, il faut prendre une loupe pour comprendre comment le corps absorbe et utilise ces éléments présents en toute petite quantité, essentiels au fonctionnement du métabolisme et de l’immunité.

Pourquoi et comment se carence-t-on ?

Qualité et saisonnalité

Des carences apparaissent lorsque l’alimentation est peu variée, axée autour des produits ultratransformés, trop cuits, hors saison et de qualité médiocre. Mais même si l’on mange bio, bon et de saison, on sait que les sols sont eux aussi beaucoup plus carencés qu’autrefois et que l’on n’est donc pas à l’abri de manquer de nutriments.

Malabsorption intestinale

C’est très injuste, mais on peut avoir une alimentation hyper équilibrée et dense en nutriments, et pourtant ne pas absorber ces derniers. En cas de dysbiose intestinale, la muqueuse intestinale endommagée ne peut jouer correctement son rôle d’assimilation des nutriments, et on constate des carences. Une personne sur trois est concernée. Des symptômes tels que fatigue, troubles digestifs, problèmes cutanés ou articulaires doivent nous alerter.

Obstruction lymphatique

Quand les canaux lymphatiques sont obstrués, certains nutriments sont mal transportés. Les signaux : gonflements, fatigue… sont aggravés par le manque de mouvement.

Le rôle des antinutriments

Les végétaux ont développé des stratégies d’adaptation afin de survivre aux menaces de leur environnement. Ce système de défense bien costaud fait intervenir des molécules présentes dans toutes les parties du végétal qui protègent aussi bien d’une germination trop prématurée que des prédateurs (dont nous sommes !). Ainsi l’acacia laisse la girafe lui grignoter quelques feuilles, mais développe au bout d’un moment une toxine qui empêche l’animal de tout dévorer.

La présence de ces antinutriments peut créer des carences, parfois contournables grâce à certaines méthodes de préparation. Passons-les en revue :

– Les tanins sont un moyen de défense chimique contre les herbivores. Ce sont aussi des antioxydants, mais attention aux quantités : les tanins compliquent l’activité des enzymes digestives. On dit souvent qu’il vaut mieux consommer thé et café à distance des repas, car leurs tanins empêchent notamment l’assimilation du fer.

– L’acide phytique est un antioxydant naturel qui inhibe la germination des graines. Il se trouve dans l’enveloppe des céréales, légumineuses et oléagineux. Dans notre système digestif, l’acide phytique crée des complexes insolubles avec les minéraux et nous empêche de les assimiler. Les solutions ? Faire tremper céréales, légumineuses et oléagineux. Idéalement, les faire germer. Cela libère des phytases, enzymes permettant une bonne absorption. D’autres méthodes comme la fermentation, la cuisson et la torréfaction fonctionnent également (mais un peu moins fortement). En dernier lieu, consommer des céréales raffinées résout le problème de l’acide phytique… Mais elles contiennent également très peu de minéraux !

– Les lectines, des protéines présentes dans certains végétaux, champignons et produits animaux, se fixent à certains glucides. Elles peuvent irriter le tube digestif et créer de l’inflammation. Pour les neutraliser, on épluche les végétaux qui en contiennent beaucoup, on enlève bien les pépins, on fait tremper, germer ou fermenter.

– L’acide oxalique est présent dans de nombreux végétaux (rhubarbe, fraise, épinard, amande, sarrasin, cacao, patate douce…). Dans l’intestin, il se combine avec certains minéraux pour former des sels insolubles, les oxalates, pouvant causer des troubles intestinaux et rénaux. La meilleure solution ? La cuisson à grande eau…

Mais alors, il faut revoir complètement nos assiettes ? Sans s’alarmer, on peut faire de cette liste une source de réflexion si l’on ressent les symptômes d’une dysbiose intestinale. Faire tremper, germer, fermenter : cela s’apprend petit à petit, au fil du temps. Certains produits de nos rayons sont prêts à l’emploi : graines germées, pain Essène, flocons d’avoine germés, pain au levain, légumes lactofermentés…

Mémo symptômes

Pour savoir si l’on est carencé, faire un point régulièrement avec son médecin afin de mesurer les marqueurs principaux.

Comment combler les carences ?

Pour toutes les raisons évoquées plus haut, il est intéressant de consommer des compléments alimentaires à base de minéraux. Mais attention ! Les produits miracles à base de molécules ultracomplexes et très transformées ne sont pas forcément la panacée. Dans les rayons de Sato, on veille à vous proposer des vitamines et minéraux aussi peu transformés que possible, et toujours certifiés bio lorsqu’ils peuvent l’être (issus du végétal).

Vitamines
– C avec l’acérola naturel, le camu-camu et le jus d’argousier
– Groupe B : B12, B8, B9 et levure de bière revivifiable
– D3, toujours bio et végétale
– De nombreuses vitamines se retrouvent dans la spiruline et des superaliments comme le moringa ou le baobab

Minéraux
– Silice issue de l’ortie
– Fer à boire et spiruline enrichie en fer
– Zinc à boire et spiruline enrichie en zinc
– Calcium du lithothamne ou des arêtes de poisson
– Magnésium à boire, en ampoules, en comprimés…
– Ampoules d’eau de mer, l’un des meilleurs complexes minéraux qui existe

Un bon cocktail : le jus d’aloé vera à boire. Riche en minéraux et en vitamines, il chouchoute l’intestin pour aider en cas de dysbiose et autres problèmes digestifs.

Focus sur l’argile

Indispensables en prise interne, les minéraux peuvent également être apportés via notre peau en utilisant de l’argile verte. N’oublions pas que la peau est un magnifique espace d’échanges entre l’extérieur et l’intérieur !

Trésor ancestral, l’argile possède non seulement un pouvoir d’absorption (des toxines notamment), mais aussi la capacité de fournir des minéraux en quantité. L’argile verte en cataplasme est un incontournable de la santé au naturel, notamment en cas d’inflammation, de douleur ou de reconstruction. Les animaux ne s’y trompent pas, qui se roulent dedans et… la mangent !

Règles d’or du cataplasme d’argile

  • Utiliser de l’argile verte concassée et non pas ultrafine (garde l’humidité plus longtemps)
  • Ne pas utiliser d’ustensiles contenant de l’aluminium
  • Préparer juste la quantité nécessaire
  • Englober largement la zone à traiter
  • Toujours appliquer loin de broches ou implants
  • Ne pas couvrir le cataplasme de film plastique, utiliser un tissu ou un vieux vêtement que l’on pourra laver
  • Jeter à la poubelle après usage (ne pas encombrer les canalisations avec de l’argile)
  • Être patient et régulier pour obtenir des résultats durables
  • Coupler avec une prise de silice issue de l’ortie ou d’eau de mer

Pour aller plus loin :

L’argile qui guérit, de R. Dextreit, ed. Terran.
Les argiles en thérapeutique, thèse de Jade Allègre.