Bleu comme la Provence

C’est la lavande qui lui a donné son nom. Originaire de Perse, distillée par les Égyptiens, utilisée comme soin par les Celtes et les Romains, cette plante on ne peut plus méditerranéenne est cultivée en Provence depuis des siècles. Elle soigne les blessures comme la peste, donne une bonne odeur à l’eau du bain et devient une fragrance recherchée des parfumeurs dans les années 1950. On la renomme « l’Or Bleu de Provence ». La couleur et la région restent depuis intimement liées.

Dans ces années-là, la Distillerie Bleu Provence existait déjà. Cette entreprise de distillation artisanale est fondée à Nyons (Drôme) en 1939. En 1994, elle est reprise par Philippe Soguel, son actuel propriétaire. La distillerie se spécialise dans la production d’extraits de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) sous forme d’huiles essentielles ou d’eaux florales. M. Soguel la certifie en bio et multiplie les partenariats avec des producteurs situés dans la Drôme et les départements voisins. Il ouvre la distillerie aux visiteurs, nombreux à s’intéresser à la distillation pendant la saison touristique.

Ce qui distingue Bleu Provence des autres distilleries, c’est sa petite équipe ultraspécialisée. Quatre ingénieurs agronomes mettent leur savoir-faire au service des agriculteurs, qu’ils accompagnent tout au long de l’année. Lors des récoltes, à la fin de l’été, ils ne transforment pas moins d’une trentaine de plantes différentes, toutes issues de la région.

Comment fabrique-t-on eaux florales et huiles essentielles ?

C’est à la floraison que les sommités fleuries des plantes se chargent en huiles essentielles. Elles sont récoltées et fraîchement transformées (parfois après 24 heures au soleil pour évacuer le surplus d’eau) selon le procédé traditionnel que voici. Disposées dans des cuves en inox placées sous pression, elles sont exposées à de la vapeur d’eau qui fait exploser les calices contenant les huiles essentielles, et les emporte. Une fois refroidie et condensée, cette vapeur est séparée par simple décantation dans un essencier : en haut, l’huile essentielle qui surnage ; au fond, l’eau florale.

Contiennent-elles des conservateurs ?

Oui, c’est préférable pour que nous disposions de plus de 3 mois pour les commercialiser… Mais il s’agit seulement de racine de radis, au pouvoir de conservation très efficace en cosmétique !

Quelle eau florale choisir ?

Bleuet (Apaisant et décongestionnant)
Camomille romaine (Adoucissante et apaisante)
Géranium (Régénérant et astringent)
Hamamélis (Astringente, contre les rougeurs de la peau)
Hélichryse (Calmante, contre les rougeurs de la peau)
Lavande (Purifiante et apaisante)
Rose (Régénérante)

Les gels douche Bleu Provence

Main dans la main avec l’entreprise Cosmédoc, la Distillerie Bleu Provence fabrique des gels douche en circuit court avec ses eaux florales et huiles essentielles. Leur particularité : l’eau florale remplace une bonne partie de l’eau (qui représente 40 % de la composition d’un gel douche !), pour un produit très qualitatif, 100 % d’origine végétale et naturelle, certifié Cosmébio. Ces gels douche présentent deux avantages :

1. Ils sont sans bétaïne. Vous n’en avez jamais entendu parler ? C’est normal, c’est un peu avant-gardiste comme sujet. Mais pour faire simple, si de nombreux produits d’hygiène se vantent d’être « sans sulfates », on aimerait surtout qu’ils soient « sans bétaïne », un tensioactif très irritant, interdit par le label bio allemand BDIH dans ses formulations depuis 2024. Il s’agit donc de gels douche particulièrement doux pour la peau.

2. Leur prix est particulièrement accessible, surtout pour une formule aussi qualitative !

3. On avait dit deux ? Le troisième avantage, c’est qu’ils sentent vraiment trèèèès bon.