Pas bidon, l’infusion !

Une plante dans de l’eau chaude : il s’agirait de la première méthode mise en œuvre par l’humain afin d’utiliser les végétaux pour se soigner. Et pas la moins efficace !

Le choix de plantes bio

Infuser, c’est concentrer ! On cherche à extraire les principes actifs de la feuille, de la racine ou de la fleur pour profiter de leurs bienfaits. Mais si l’on utilise des plantes cultivées avec des pesticides, eux aussi vont se retrouver dans notre tasse. On opte donc pour la qualité bio. Satoriz fait confiance à des fournisseurs français au travail aussi irréprochable qu’inspirant : Altaïr et ses plantes cueillies à la main (lire page 4), Romon nature et ses infusettes aux feuilles et fleurs entières… Ces acteurs cueillent à pleine maturité et déshydratent les plantes en douceur.

Une infusion, c’est aussi de l’eau

L’eau extrait et porte les principes actifs des végétaux. Sa qualité doit être irréprochable. On utilise une eau osmosée, de source ou filtrée. Bouilloire ou casserole : pour la faire chauffer, on utilise quoi qu’il arrive un ustensile en inox. Jamais de plastique… et attention au calcaire !

Cure ou tisane plaisir ?

– Consommer les infusions en cure vise à traiter des pathologies chroniques. Une bonne cure, c’est 3 à 4 semaines à raison d’un demi à un litre par jour. Puis, on fait une pause pour éviter que l’organisme ne s’habitue aux principes actifs.

– Consommer une tisane de temps en temps ne permet pas de résoudre un problème de terrain, mais peut donner un coup de pouce ponctuel pour aider à apaiser un désagrément passager (stress, digestion, jambes lourdes, etc.) … comme elle peut rester 100 % plaisir.

Infusion ou décoction ?

On opte pour l’une ou pour l’autre en fonction de la nature de la plante : infusion pour les feuilles et fleurs, décoction pour les racines, écorces et bourgeons.

L’infusion. Elle consiste à verser de l’eau très chaude sur la plante (en sachet ou en vrac). L’eau peut être bouillante pour les feuilles, mais seulement frémissante pour les fleurs. On pense à toujours couvrir le récipient, afin de ne pas laisser échapper les très nombreux principes actifs volatils. L’infusion dure entre 6 et 10 minutes en moyenne. On filtre avant de boire, et surtout on ne laisse pas infuser trop longtemps : une infusion trop longue conduit à la consommation de tanins, des empêcheurs de fonctionner en rond. De même, on ne réutilise jamais des plantes déjà infusées.

La décoction. On place les plantes dans une casserole d’eau froide et on la porte à ébullition. On maintient de petits bouillons pendant au moins une dizaine de minutes ou plus, toujours à couvert. On filtre et on boit. On ne réutilise pas les végétaux.

À froid ? Une infusion 100 % à froid ne permet d’extraire que peu de principes actifs, mais elle donne du goût à l’eau.
Envie de douceur ?

L’amertume de certaines plantes joue un rôle important dans leur effet curatif. Si vous avez néanmoins besoin de sucrer, ne le faites pas n’importe comment ! Pour ajouter du miel, on attend que l’infusion soit tiède afin de ne pas nuire aux principes actifs de ce dernier. Sinon, l’idéal est d’ajouter une petite cuillerée à café de sucre complet.

Les plantes préférées d’Anaïs

Anaïs nous a fait infuser un magnifique petit dépliant, disponible en magasin, qui présente 19 plantes différentes et leurs bienfaits. En voici un petit extrait.

Aubier de tilleul
Tilia × europaea L.
Remède traditionnel du Languedoc, l’aubier est la partie du bois entre le cœur de l’arbre et l’écorce visible.
Bien-être du système rénal – Nettoyage – Souplesse – Cure de printemps +++

DÉCOCTION. L’usage traditionnel consiste à préparer une décoction en mettant 2 c. à soupe de copeaux dans un litre d’eau froide, puis porter à ébullition et laisser à feu doux pendant 15-20 minutes. La décoction doit être bue dans les 24 heures, chaude ou froide, de préférence entre les repas. Cure de 10 jours au minimum.

Camomille romaine
Chamaemelum nobile, Anthemis nobilis
C’est le remède de grand-mère par excellence. Chamaemelum vient du grec khamaimêlon qui signifie “la pomme du sol” en référence à son odeur de pomme.
Confort digestif – Équilibre émotionnel – Douleurs menstruelles – Parasitose intestinale

INFUSION. 5 fleurs par tasse d’eau bouillante, 1 tasse avant le repas.

DÉCOCTION – pour l’usage externe (en compresse contre le gonflement des paupières ou en eau de rinçage pour les cheveux blonds, apporte des reflets dorés). 5 fleurs pour 1 tasse d’eau, bouillir doucement 3 minutes. Laisser tiédir, filtrer, imbiber tissu propre et appliquer sur peau saine.

Cassis
Ribes Nigrum
Petit fruit noir d’encre un peu âcre et très riche en vitamine C, ce sont ses feuilles qui sont utilisées en infusion. Il s’agit de l’une des plantes majeures de la gemmothérapie.
Bien-être intestinal – Diurétique – Santé articulaire

INFUSION. 1 poignée de feuille par L d’eau, 3 tasses/jour dont 1 à jeun le matin et 1 au coucher.

DÉCOCTION CONCENTRÉE – usage externe en cataplasme pour le bien-être articulaire. 2 poignées de feuilles par litre d’eau, bouillir 5 minutes. Laisser tiédir, filtrer, imbiber un tissu propre et appliquer sur peau saine.

Ortie
Urtica dioica L. 
Plante populaire et nourricière, l’ortie est incontournable des infusions estivales pour sa grande richesse en minéraux.
Digestion – Tonique – Reminéralisante – Bien-être urinaire – Élimination – Cure estivale ++

INFUSION. 1 poignée de feuilles pour 1 L d’eau, 2 à 4 tasses/jour.

Thym
Thymus vulgaris
Prodige des rocailles inondées de soleil le thym est présent de longue date dans la pharmacopée populaire. Vif, parfumé et réconfortant il s’invite sur toutes les tables ensoleillées.
Stimulant – Tonique – Digestion – Santé des voies respiratoires – Assainissant – Cure automne et/ou hiver +++

INFUSION. 1 c. à soupe de feuilles séchées ou 1 bon brin frais pour 1 L d’eau, laisser infuser 8 bonnes minutes, 3 à 4 tasses/jour.